Lutte contre le racisme : les marques à l’heure de l’examen de conscience A l’heure où le débat contre le racisme est de cœur de l’actualité à l’échelle mondiale, les grandes marques se rachètent une conscience en purgeant tous les stéréotypes parfois jugés racistes. Tour d’horizon.

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Examen de conscience sincère ou stratégie marketing ? Une chose est sûre, depuis quelques semaines, un phénomène prend de l’ampleur au sein de nombreux secteurs commerciaux : une véritable purge aux stéréotypes racistes est en cours. Résultat, les entreprises repensent leurs pratiques.

Des mascottes imaginées au début du XIXème siècle 

Dans un contexte de manifestations antiracistes liées à la mort de George Floyd, les stéréotypes jugés racistes et employés par les marques à des fins commerciales ne passent plus. Symbole de ce grand ménage, la marque Uncle Ben’s, représentée sur les paquets de riz par un homme afro-américain âgé depuis les années 1940, se verra bientôt sans doute effacé. La filiale de Mars Food a en effet annoncé sa volonté de repenser cet aspect de sa communication : “L’heure est venue de faire évoluer la marque, y compris son visuel”, a déclaré une porte-parole de l’entreprise.

D’autres enseignes américaines – elles aussi détenues par des grands groupes – n’ont pas hésité a emboîter le pas de la marque de riz. Un constat cependant : la majorité de ses enseignes ont été créées au début du siècle dernier, bien avant le mouvement des droits civiques aux États-Unis.

Les géants des cosmétiques s’engagent à leur tour

Toujours pour les mêmes raisons, mais dans le secteur très regardé des produits cosmétiques, les enseignes ont elles aussi décidé de prendre position et de s’engager dans la lutte contre le racisme.

En atteste le groupe français L’Oréal, leader mondial des cosmétiques qui vient d’annoncer qu’il s’apprêtait à retirer certains mots, comme  “blanc”, “blanchissant” ou encore “clair”, de la description de ses produits qu’il commercialise. Cette annonce fait suite aux déclarations similaires faites par le géant américain Johnson & Johnson ainsi que la filiale indienne d’Unilever. A noter que les produits concernés sont destinés à uniformiser la peau.

Pour autant, ces actes ne vont pas suffisamment loin selon certains. C’est le cas de la journaliste et militante antiraciste Rokhaya Diallo qui s’insurge du fait que ces produits – même s’ils font l’objet d’une redéfinition de leur marketing – ne soient pas purement et simplement remis en question.

A leurs yeux, la commercialisation de ces produits blanchissants devrait tout bonnement cesser. Affaire à suivre.

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